On le passe au tordeur
8 septembre 2009 – 5:00Par: Roger Matteau
Conférencier senior SST
«Ça n’a plus de bon sens ! Il faut que je lui parle et ça va être net-frette-sec. Dis-lui qu’il passe à mon bureau, pis drette-là!»
Combien de fois dans le passé semblable démonstration d’un pouvoir impatient a-t-on entendu ? Le patron sautait sur l’occasion pour se défouler sur l’employé fautif, au vu et au su de tous. Était-ce vraiment pour satisfaire un besoin intérieur de s’extérioriser ou plutôt une façon de démontrer que c’était le boss?
C’était le règne de la peur, de l’autorité non discutable. Heureusement, la gestion évolutive du personnel apporte son lot d’ajustement et permet de reléguer à l’histoire nombre d’abus. Bien sûr, il est encore nécessaire de redresser la barque et d’échanger avec un collaborateur déviant. Toutefois, au lieu de viser un changement immédiat, mais souvent hélas temporaire, on s’efforce de plus en plus de faire progresser notre vis-à-vis sur une échelle plus durable.
On est donc passé de la méthode dite «criarde» à celle de l’échange verbal sur une situation à corriger. L’approche ferme et respectueuse donne assurément de meilleurs résultats à moyen et à long terme. La rencontre en question, rendue nécessaire par des faits non souhaitables, voire non acceptables, doit être planifiée. Toute rencontre dite réactive et instinctive, trop rapide et sous l’effet de la colère, risque de déraper, d’où la détérioration du climat de travail.
Les techniques appelées «sandwich» et «cendrier», tout en étant relativement faciles d’exécution, permettent généralement l’obtention de résultats souhaités tout en améliorant la relation entre les personnes concernées.
Au SIM, c’est avec plaisir et conviction que l’on rencontre des dirigeants d’entreprise afin de partager cet aspect du leadership évolutif. «Bon et ferme, ferme et bon» comme dirait l’autre…