Le SIM et les Comités sectoriels de main-d’œuvre: Un partenariat efficace!
14 avril 2009 – 0:00Par: Erik Brisebois
Directeur de Projets: Gestion de la Formation
Le SIM, l’intervention sectorielle, la Commission des partenaires du marché du travail, Emploi-Québec, les comités sectoriels de main-d’œuvre… qu’est-ce que tous ces intervenants ont en commun ?
Précisons, tout d’abord, que la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT) est une instance nationale de concertation contribuant à définir les orientations d’Emploi-Québec. L’intervention sectorielle – placée sous la responsabilité de la CPMT – est une stratégie visant à résoudre les problèmes de main-d’œuvre communs aux entreprises d’un même secteur. Et ce ne sont pas les défis qui manquent à cet égard depuis quelques années !
Ainsi, les actions de la CPMT en matière d’intervention sectorielle sont menées en collaboration avec des comités représentatifs du marché du travail québécois et les comités sectoriels de main-d’œuvre. Le conseil d’administration de ces derniers est composé de représentants des entreprises, des syndicats et des associations de travailleurs. Ceux-ci sont les mieux placés pour bien connaître les problèmes de main-d’œuvre et pour proposer des solutions réalistes. Il existe 30 comités sectoriels au Québec (aérospatial, transformation du bois, électrique et électronique, services automobiles, plastiques et composites, pour ne nommer que ceux-ci).
L’un des principaux mandats des comités sectoriels est de favoriser le développement de la main-d’oeuvre dans leur secteur. Une des stratégies privilégiées est de développer des normes de compétences provinciales et nationales qui permettront aux gens travaillant dans un domaine donné d’obtenir une reconnaissance officielle de la maîtrise de leur métier. Cela se fait généralement par le biais de programmes d’apprentissage en milieu de travail. Ainsi, il devient possible pour plusieurs gens très qualifiés, mais peu scolarisés, d’obtenir une reconnaissance officielle de leur compétence. Cela permet aussi de rehausser le niveau de compétence en général dans l’industrie, ce qui contribue à améliorer la qualité, l’efficacité et la compétitivité globale de nos entreprises.
Alors, vous direz : “Et le SIM dans tout ça ?”
Le SIM, fort d’une expertise peaufinée au fil des ans en matière de développement de la formation en entreprise, a fait ses premiers pas au sein des comités sectoriels il y a quelques années. Le SIM a contribué, en tout ou en partie, au développement de plusieurs normes professionnelles. Les normes assurent une standardisation des pratiques de travail à l’échelle provinciale pour un métier visé. Le SIM a réalisé plusieurs analyses de métiers, une étape cruciale dans le développement des normes. Le SIM a aussi été actif au niveau du développement d’outils d’évaluation des apprentissages, de la formation d’évaluateurs et d’outils de sélection et de formation des compagnons.
Une analyse de métier se fait en groupe constitué des représentants des travailleurs, représentants des entreprises ainsi que d’observateurs du MELS, de la CSST et du comité sectoriel concerné. L’analyse doit se faire selon une démarche structurée, qui s’échelonne normalement sur une période de un à trois jours, mais qui est suivie d’une validation en profondeur au moment de l’élaboration de la norme proprement dite.
Le SIM a généralement pour rôle, lors de ce type d’intervention, d’animer les rencontres, d’assurer la conception et la rédaction des documents de référence et de coordonner l’ensemble des travaux. Il peut s’agir, par exemple, de déterminer et de structurer les lignes directrices, de questionner et d’animer les débats entourant certains aspects du métier, de déterminer la séquence des opérations et des tâches ou la délimitation des habiletés, de préciser les conditions et les exigences de réalisation. Bref, tout ce qui est nécessaire de faire pour en arriver à créer une norme qui suscite l’adhésion de l’ensemble des représentants d’une industrie… une tâche qui n’est pas toujours simple !
C’est ainsi qu’au-delà de sa présence directe dans les entreprises, le SIM contribue au développement de la main-d’œuvre de plusieurs secteurs d’activités économiques pour qu’ils puissent profiter du plein potentiel de leurs travailleurs.
Un commentaire à “Le SIM et les Comités sectoriels de main-d’œuvre: Un partenariat efficace!”
merci pour cette information. J’espère que tout se passe bien pour toi.
Au plaisir de nous revoir.
Par Anne-Marie on avr 16, 2009