Le passé-proche
14 décembre 2009 – 5:00Par:
Fernand Lebel
Conférencier senior SST
Dans mon article précédent, « 5 trucs pour avoir un bilan positif en santé et sécurité » (vol. 1 numéro 17), je vous ai parlé du passé-proche. Le passé-proche est un véhicule important dans la communication face à la sécurité. Lorsqu’un passé-proche arrive, vous avez là un signal d’agir, de passer à l’action.
Qu’est-ce que le passé-proche au juste?
Selon Webster, la définition est la suivante : quelque chose qui échoue juste avant la réussite.
C’est une situation où un acte inapproprié survient, mais qui est détecté et corrigé avant d’avoir un effet négatif sur le personnel ou l’équipement. Cela veut tout simplement dire qu’un accident est presque arrivé.
Comment les identifier?
Les mêmes choses qui causent les accidents sont responsables des passé-proche. Différents types de risques peuvent causer un accident :
- Rester coincé
- Le contact
- Être heurté ou être frappé
- Surmenage
- Glissade ou chute
Des conditions non sécuritaires ou à risque peuvent entraîner des accidents (par conséquent, un passé proche) :
- Monter / descendre
- Regarder où l’on marche, ce que l’on fait
- Être à l’avant-plan
- Communication
Quelle est l’importance de la documentation?
- Les estimations sont de 300 à 600 passé-proche pour 10 blessures mineures et une blessure grave.
- La documentation et l’enquête d’un passé-proche peuvent permettre la prévention d’une blessure dans le futur.
- Nous avons plus de 100 chances d’identifier un accident potentiel avant qu’il ne survienne.
- C’est la base de la sécurité de corriger les risques avant que ceux-ci ne deviennent majeurs.
Comment documenter?
- Le tout écrit à la main de façon lisible
- Remettre chaque copie au bon destinataire :
- Blanche : Bureau Santé Sécurité
- Verte : Au travailleur après commentaires
- Jaune : Surintendant
- Rose : Par le travailleur au bureau Santé et Sécurité
- Or : Travailleur
La formule doit être dûment signée par tous les intervenants et les dates doivent être indiquées pour les correctifs et toutes les sections doivent être complétées. Si aucun avis de disposition n’a été reçu dans les 7 jours suivant la demande, le travailleur pourra porter le cas à l’attention de la direction en respectant les étapes suivantes :
- Surintendant
- Directeur de l’exploitation ou de la fiabilité
- Directeur de l’usine
